Nature 2050, le projet de la CDC biodiversité s'investit dans les Cévennes

Le projet Nature 2050, s’investit dans les Cévennes

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Le projet  Nature 2050, s’investit dans les Cévennes.

CDC Biodiversité a lancé le projet  Nature 2050. Elle s’est engagée, à chaque fois que ce programme recevrait un versement de 5 euros /m2 par des donations volontaires d’entreprise à financer chaque projet retenu. Le but est l’adaptation des territoires au changement climatique et l’amélioration de leur biodiversité jusqu’à l’horizon 2050.

Le Collectif « Construisons ensemble la forêt de demain », constitué de propriétaires et aidé par ses partenaires, le CNPF, l’Institut du Développement Forestier, la Coopérative La Forêt Privée Lozérienne et Gardoise et Ohwood est le premier projet en France à émerger du programme dans les départements du Gard et de la Lozère.

Ce projet vise 5 objectifs majeurs

  • Agir pour lutter contre le dépérissement global du massif forestier de la châtaigneraie.
  • Augmenter la résilience de la forêt cévenole à travers le reboisement et la diversification des essences (association d’essences et introduction de nouvelles essences).
  • Limiter les risques de catastrophes à travers l’expérimentation de techniques innovantes qui limitent les risques de ruissellement lors des épisodes cévenols.
  • Assurer la pérennité de paysages vivants et diversifiés.
  • Améliorer les fonctions de séquestration de carbone.

Avec l’aide de ses partenaires,  le Collectif propose un projet de reboisement de 24 ha pour améliorer les connaissances sur l’adaptation du massif forestier cévenol et le développement de nouvelles méthodes de gestion des sols.

La forêt cévenole est en danger

La châtaigneraie cévenole, peuplement emblématique et historique du territoire, s’étend sur plus de 30 000 ha dans les départements du Gard (30) et de la Lozère (48). Cette forêt se trouve dans un état de dépérissement très important.

Le massif est aujourd’hui confronté à de nouvelles évolutions, notamment d’ordre climatique comme l’augmentation de la température et des périodes de sécheresse. Ces bouleversements accentuent son dépérissement.

Plus de la moitié des arbres sont des châtaigniers morts

Une étude de l’état sanitaire des châtaigniers forestiers dans le massif cévenol (CRPF-CNPF, 2014) fait acte d’un constat alarmant, notamment plus de la moitié des arbres étudiés sont des châtaigniers morts ou présentant un déficit foliaire de plus de 50 %.

La monoculture et l’unicité des essences en sont une cause

Plusieurs éléments cumulés peuvent expliquer ce dépérissement. Cependant, la pratique de la monoculture de châtaigner et la faible diversité d’essences du massif réduisent sa résilience. Elles ne favorisent pas son adaptation aux changements en cours et à venir.

Au regard du dépérissement massif qui touche les peuplements de châtaigniers à bois, le maintien des paysages cévenols vivants et attractifs est devenu un enjeu territorial de première importance.

Calendrier 2016 – 2017

  • D’ici la fin de l’année : réalisation d’un état des lieux (incluant les études scientifiques).
  • Puis démarrage des travaux en 2017 (coupe de la châtaigneraie dégradée, préparation du sol, pour de premières plantations fin 2017).

 

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